Projecteurs sur la musique régionale: Québec

October 02, 2015

 

ADISQ - Logo

Nom de l’association musicale: ADISQ

Lieu: Montréal

Quels sont certains des accomplissements réalisés par l’ADISQ au cours de la dernière année?

Fondée pour défendre les intérêts de ses membres et favoriser le développement de l’industrie de la musique au Québec, l’ADISQ a produit son tout premier Gala annuel en 1979 dans le but récompenser, par la remise de ses trophées Félix, les artistes, artisans et professionnels qui se sont illustrés au cours de l’année.

Aujourd’hui, le mandat de l’ADISQ va au-delà de la seule promotion collective et de son Gala. L’association effectue entre autres des représentations auprès des pouvoirs publics sur les questions concernant les politiques générales de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo, le financement de cette industrie, la réglementation de la radiodiffusion, la défense des droits des producteurs et négocie des ententes collectives cadre avec les associations d’artistes reconnues.

La revue de l’année de l’ADISQ témoigne de l’ensemble des activités et des dossiers que l’association a mené de front dans l’intérêt de ses membres au cours de l’année. Il est difficile d’isoler une seule activité, toutes étant importantes et nécessaires pour soutenir la production et le rayonnement de la musique et des variétés québécoises. Une nouveauté cette année toutefois dont nous sommes fiers est certainement le lancement de PalmarèsADISQ.

La vidéo d’Eman X Vlooper feat. Papa pour Tout’Nou” est une des nouvelles vidéos présentées au PalmarèsADISQ cette semaine. Eman X Vlooper sont aussi nominés pour un prix de l’ADISQ 2015 dans la catégorie Album Hip-Hop de l’année.

En avril dernier, l’ADISQ dévoilait en effet le contenu d’un tout nouvel outil de promotion collective mis de l’avant sur le web. La plateforme PalmarèsADISQ contient entre autres toutes les nouveautés musicales, des tops radio, des tops ventes, les tendances Twitter, des fiches personnalisées sur les artistes, un calendrier de spectacles et des listes de lecture d’artistes établis comme émergents. PalmarèsADISQ permet notamment d’écouter des extraits et d’acheter directement la musique des artistes québécois via iTunes.

Face à l’abondance de l’offre musicale dans l’univers numérique, PalmarèsADISQ a pour objectif d’offrir une nouvelle fenêtre de visibilité à l’heure où le positionnement du contenu musical sur les diverses plateformes est plus crucial que jamais. Cette plateforme mise à jour plusieurs fois par semaine est le reflet de la diversité musicale québécoise et franco-canadienne, toutes langues confondues, et un radar des tendances musicales, tant pour les artistes établis que les artistes émergents.

Qui sont certains des artistes québécois qui devraient être sur le radar des Canadiens?

Louis-José Houde sera de retour le 8 novembre prochain pour une 10e année à l’animation du Gala de l’ADISQ, diffusé à Radio-Canada depuis maintenant 37 ans! Auditoire cumulé en 10 ans : plus de 11 millions de téléspectateurs! Les nominations en vue du Gala de l’ADISQ 2015 viennent d’être dévoilées et elles constituent un excellent portrait du paysage musical québécois et des artistes qui le composent présentement.

Cette année, ce sont 276 nominations qui sont décernées à 122 artistes et à 98 producteurs et professionnels. Vous pouvez découvrir l’ensemble des nominations sur PalmarèsADISQ.ca.

Les nominations proviennent du recensement de 209 albums, 54 spectacles, 52 vidéoclips, pour un total de 337 produits recensés du 1er juin 2014 au 31 mai 2015.

Qui de Marie-Pierre Arthur, Brigitte Boisjoli, Isabelle Boulay, Marie-Mai ou Ariane Moffatt sera l’Interprète féminine de l’année?

“Debout” d’Ariane Moffatt.

Est-ce Louis-Jean Cormier, Marc DupréJean Leloup, Alex Nevsky ou Vincent Vallières qui remportera les grands honneurs du côté de l’Interprète masculin de l’année?

“Les flamants roses” de Jean Leloup, extrait de l’album À Paradis City.

Quel Groupe ou duo parmi Alfa Rococo, Galaxie, Kaïn, Marie-Eve Janvier & Jean-François Breau ou Radio Radio sera le plus remarqué?

 “Dragon” par les indie-rockers Galaxie, qui sont nominés dans la Catégorie Groupe ou Duo de l’année.

L’ADISQ invite le public à joindre sa voix à celle de l’Académie afin de choisir qui remportera la course aux Félix. Tous les détails et prix à gagner sur ICI.Radio-Canada.ca/adisq, le réseau principal de vote.

L’Autre Gala: le premier Gala de l’ADISQ 2015, aura lieu le mardi 27 octobre, à 20h et sera diffusé en direct sur MusiquePlus et MusiMax. C’est à Olivier Robillard Laveaux que revient l’animation de cette soirée qui donnera le coup d’envoi des remises des trophées Félix artistiques. L’Autre Gala est la première remise de Félix tous styles confondus, allant du rock au jazz, en passant par l’alternatif et l’humour.

Y a-t-il eu des défis pour les artistes québécois?

Le talent est toujours au rendez-vous, mais le contexte dans lequel l’industrie doit désormais le mettre en valeur impose de déployer toujours plus d’énergie et de ressources pour des résultats qui, eux, ne croissent pas au même rythme. Notre industrie vit sa propre version de ce que les économistes appellent la loi des rendements décroissants, et cela est dû à la reconfiguration de « l’écosystème » dans lequel nous évoluons, où de nouveaux joueurs viennent imposer leurs règles.

Les entreprises ne se posent pas en victimes. Les entrepreneurs, et les lois du marché, de la concurrence et de l’innovation sont aussi les leurs. Notre industrie est vivante et dynamique. Selon une étude publiée par la SODEC en avril dernier, environ 68 % des entreprises de notre secteur sont profitables, avec un bénéfice moyen avant impôt de 7,1 %. Pas moins de 84 % de leurs revenus sont générés de façon autonome, les aides publiques ne représentant qu’environ 16 %.

Pourtant, le soutien public est essentiel parce que c’est lui qui rend possible la prise de risque par les entreprises – et qui rend possible l’autre 84 % de leurs revenus. La même étude démontre d’ailleurs que la proportion des entreprises rentables chuterait à 27 % en l’absence d’aide publique.

Il y a aussi le contexte dans lequel on permet à chacun d’apporter sa contribution à la société. Notre industrie est déstabilisée par la place grandissante occupée par des joueurs qui évoluaient jusque-là à sa périphérie, principalement les entreprises de technologie et de télécommunications. Celles-ci n’ont pas encore démontré leur volonté d’agir comme partenaires pour les autres parties de l’industrie, et leur attitude presque prédatrice menace l’équilibre de l’ensemble de l’écosystème, et même la survie de ceux qui le font exister : nos artistes. Il nous manque l’encadrement politique, législatif et réglementaire qui fera comprendre à ces nouveaux joueurs que s’ils sont les seuls à trouver leur compte dans le nouvel environnement, c’est tout le système qui s’appauvrira.

Il est crucial que cette volonté d’encadrement se manifeste dans la réflexion publique lancée en avril dernier par le CRTC sur le rôle des entreprises de télécommunications dans notre société, notre économie et notre culture. La musique a été le premier secteur touché par l’émergence d’une économie numérique mondiale et, pour le bien de l’ensemble des industries culturelles canadiennes, il est essentiel que son histoire soit comprise, que ses défis soient connus et que les entreprises de technologie et de télécommunications acceptent enfin de faire partie de la solution.

Pourtant, des modèles de collaboration fructueuse existent : depuis des décennies, grâce à un cadre réglementaire solide, l’industrie de la radiodiffusion, elle, est tenue de contribuer à la viabilité de la musique d’ici, qui lui fournit l’essentiel de sa matière première. Certes, ce modèle est perfectible et constamment mis au défi par certains radiodiffuseurs. C’est pourquoi la politique de la radiodiffusion fait l’objet de révisions successives, dont la dernière est d’ailleurs en cours. Dans le cadre de cette révision, l’ADISQ propose plusieurs mesures innovatrices pour assurer la meilleure visibilité possible et le développement durable de la chanson francophone. Nous espérons vivement être entendus et compris.

Dans le même esprit, c’est avec enthousiasme que l’ADISQ entend contribuer à l’élaboration de la nouvelle politique culturelle du gouvernement du Québec, dont le besoin se fait d’autant plus sentir que l’actuelle politique remonte à une époque où le CD était encore une nouveauté, et Internet, un réseau confidentiel. Nous collaborons notamment au chantier sur l’adaptation des droits d’auteur à l’ère numérique. Bien que le droit d’auteur soit de compétence fédérale, il est important que le Québec développe une compréhension aiguë de cet enjeu, et que la voix du milieu culturel soit portée par notre gouvernement.

Qu’attendez-vous avec impatience au cours des prochains mois?

Le dossier chaud de l’heure est celui de la révision de la politique radio commerciale.

En réponse à l’invitation du CRTC, l’ADISQ a participé à la consultation proposée et déposé un mémoire étoffé sur la question. Elle émet dans son mémoire un ensemble de cinq principales recommandations, propositions et demandes : 1) Restructuration des quotas de musique vocale de langue française (MVF) autour de quatre piliers (assouplissement conditionnel du quota actuel de 65% de MVF sur la semaine de radiodiffusion; ajout d’une période de grande écoute distincte, fin des abus liés aux montages, mise en valeur des artistes émergents); 2) Ajustement et augmentation des contributions financières requises des radiodiffuseurs; 3) Clarification des formats utilisés par les radios; 4) Clarification de la situation quant aux pièces « bilingues »; et 5) Création d’un groupe de travail industrie de la musique – radiodiffuseurs supervisé par le CRTC.

Pour leur part, les radios demandent de sabrer dans les quotas de musique vocale de langue française, demandant de les faire passer de 65% à 35 % durant la semaine.

Il s’agit là d’un dossier à suivre de très haute importance car il risque d’avoir une résonance importante sur l’ensemble des services de radiodiffusion au Canada.

 

— Compilé par Solange Drouin, vice-présidente aux affaires publiques et directrice générale de l’ADISQ 

Pour toutes les dernières nouvelles de l’ADISQ, rendez-vous au adisq.com ou suivez-les sur Twitter @ADISQ_

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